Comment cela fonctionne ?

La mesure de la pression artérielle par photopléthysmographie de contact (cPPG) repose sur l’analyse des variations d’absorption lumineuse liées au volume sanguin pulsatile dans les microvaisseaux cutanés. Lorsqu’un utilisateur place son doigt sur la caméra arrière du smartphone, le flash fournit une illumination stable et le capteur vidéo enregistre, image par image, les fluctuations d’intensité lumineuse générées par l’onde de pouls.
Le signal obtenu, appelé onde photopléthysmographique, présente une morphologie riche en informations hémodynamiques : pente systolique, temps d’ascension, indice de réflexion, composante dicrote, variations d’amplitude battement par battement, dérivées temporelles. Ces paramètres reflètent la rigidité artérielle, la compliance vasculaire et les modifications dynamiques du flux sanguin.
L’application utilise un modèle algorithmique entraîné à partir de mesures de référence obtenues par tensiomètre validé. À partir de la forme d’onde et de ses caractéristiques temporelles et morphologiques, l’algorithme estime les valeurs systolique et diastolique. L’approche combine extraction de features physiologiques, filtrage du bruit, contrôle de la qualité du signal et calibration statistique issue d’enregistrements synchronisés cPPG ↔ brassard.
Cette méthode reste sensible aux variations physiologiques et environnementales (température cutanée, tonus vasomoteur, pression du doigt, respiration, variations circadiennes). C’est pourquoi la procédure impose une standardisation rigoureuse : mains chaudes, repos préalable, posture stable, absence de mouvement et enregistrement continu d’environ 30 secondes.